Mercredi 22 juillet 2009
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Edition :
Munich, années 1930, Kathie, jeune provinciale venue tenter sa chance à la ville envisage de trouver une place de bonne, mais la fréquentation de citadines plus libres la fait rapidement changer
d’avis. Elle voudrait tant vivre comme Mitzi, une amie entretenue par un fiancé lointain et “protégée” par un compagnon. L’atmosphère est aux cafés populaires, aux fêtes foraines et aux
amourettes. Kathie adore la ville et apprend à utiliser le mensonge. La vie est belle, mais le danger rôde. Des yeux indiscrets sont rivés sur les jambes des jeunes filles à bicyclette.
Comme dans La Ferme du crime, Andrea Maria Schenkel, en se basant sur un fait divers réel, développe son récit sous différents angles, raconte Kathie et ses espoirs comme elle donne la parole aux
proches des jeunes femmes disparues ou retrouvées mortes, ou à Josef Kalteis lui-même – accusé en 1939 du meurtre de plusieurs jeunes femmes à Munich et dans les environs – dans les réponses au
juge lors de son procès. Et si on peut encore le croire, au début, lorsqu’il affirme ne s’en être pris qu’à une seule jeune fille mais qu’il n’aurait pas tuée, plus le récit avance, plus on
découvre l’ampleur de sa folie meurtrière. Le lecteur attend alors avec effroi le moment où la jeune Kathie va croiser le chemin de Kalteis. Car Kathie n’était que sa première victime.
Andrea Maria Schenkel vit avec sa famille près de Regensburg, en Bavière. A sa publication, La Ferme du crime, son premier roman, a été proclamé “meilleur roman criminel du printemps 2006” par
les libraires allemands et a reçu le prix Friedrich-Glauser. Un tueur à Munich a reçu la même distinction l’année suivante. Andrea Maria Schenkel vient de terminer un troisième roman.
J'ai déjà lu des livres des éditions ACTES SUD, je n'ai pas été déçue par la qualité des récits. Le livre n'est pas épais, Je l'ai lu si rapidement
parce que c'est facile à lire et l'histoire vous ferre solidement. Je ne peux pas m'empêcher de frissonner d'horreur ce qui est arrivé aux filles, victimes de la folie de Josef Kalteis. Non à
cause des scènes "gores", il n'y a pas de choquant, mais on s'attache très vite aux personnages féminins, cruellement décrites en sachant qu'elles allaient mourir sans moindre une chance de s'en
sortir.
Le récit se passe en plusieurs narrations des personnages différents accompagné des comptes-rendus de l'entretien du prévenu Josef Kalteis avant son exécution. Le livre commence avec
l'exécution, le compte à rebours est commencé pour la première victime.
Vous pouvez en savoir davantage avec une autre critique de la blogue Sofhim : link
Par Minas Noire
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Publié dans : Polar & Thriller
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